La version de votre navigateur est obsolète. Nous vous recommandons vivement d'actualiser votre navigateur vers la dernière version.

LA GLOSSECTOMIE

Il arrive parfois qu’en raison de lésions cancéreuses de la langue, le médecin doive procéder à une glossectomie partielle (une partie de la langue est enlevée) ou une glossectomie totale (la langue est enlevée au complet). L’une ou l’autre de ces chirurgies peut être pratiquée seule ou survenir dans le contexte d’une laryngectomie totale.

GLOSSECTOMIE PARTIELLE

Lorsqu’une partie de la langue est enlevée, l’articulation des sons demeure possible mais peut être altérée de façon plus ou moins importante selon l’endroit où se situe la lésion, la quantité de tissu lingual que le chirurgien doit enlever et la capacité antérieure de la personne à bien articuler les sons. En général, la personne arrive à bien se faire comprendre en portant attention à bien articuler et en réduisant quelque peu sa vitesse de parole. Si certains sons posent problème, comme le « t », le « s » ou le « k », l’orthophoniste de votre hôpital pourra vous aider à compenser ces difficultés. Reportez-vous à la section « LES SERVICES DE RÉADAPTATION : OÙ S’ADRESSER » pour connaître les ressources près de chez vous.

GLOSSECTOMIE TOTALE

Dans le cas d’une glossectomie totale, la langue est enlevée au complet car le chirurgien y a décelé une lésion importante. L’articulation des sons n’est plus possible à l’exception de quelques voyelles plutôt approximatives. Si la glossectomie totale s’accompagne d’une laryngectomie totale,  soit l’ablation des cordes vocales, l’impact sur la communication est encore plus grand puisque la source sonore que constitue les cordes vocales est également perdue. En général, ce genre de chirurgie est pratiquée dans les centres hospitaliers à affiliation universitaire, là où des équipes sont prêtes à prendre en charge ces personnes et les initier à des méthodes de communication alternative. Le mode de communication le plus couramment utilisé est l’usage d’appareils de synthèse vocale qui se présentent le plus souvent sous forme de clavier ou d’écran tactile permettant à la personne d’écrire son message qui est émis par la suite à « voix haute » par l’appareil. La sonorité de ces voix artificielles s’améliore constamment grâce aux progrès récents dans le domaine de la reconnaissance vocale.

Pour plus d’informations, visitez les sites suivants :

Centre universitaire de santé McGill

Clinique Mayo